Nouvelles tourisques

D’un métissage personnel à un métissage littéraire...(partie 1)

Cette rencontre avec Nguyen Trai et le Daï Viêt fut l’occasion que m’offrit le destin de franchir le cap d’un métissage personnel né d un mariage - avec en héritage l’Asie et un passé colonial- vers un métissage littéraire qui devait s’exprimer dans un pari insensé : écrire ce classique vietnamien, cette sorte de Au bord de l’eau du delta du Fleuve Rouge qui montrerait à mes compatriotes combien le Viêt-Nam, terre de vieille culture avait puissamment existé bien avant leur arrivée. 
D’entrée de jeu, puissamment imprégnée que j’étais côté occidental par l’œuvre de Victor Segalen et son Esthétique du Divers, la conception de l’ouvrage était tracée : refuser la facilité d’un intermédiaire, cet observateur occidental commode qui voit, observe, juge avec les yeux de l’Occident, montrer « le troublant pouvoir de la diversité » en rendant étrangement familière aux lecteurs français une Asie déroutante, fascinante, cruelle et raffinée, en lui présentant comme allant de soi un Viêt-Nam vu du dedans, dans sa singularité ;et pour les lecteurs vietnamiens francophones en écrivant l’histoire de leur pays avec le ton, les expressions d’un de leurs lettrés.
 
Relever ce défi commandait tout à la fois un travail de dépossession afin de me démarquer de ma propre culture judéo-chrétienne et parallèlement un travail d’appropriation afin d’appréhender un autre système de références, des modes de pensée, d’action et de comportement différents. Dans ce travail d’assimilation aucun moyen ne devait être négligé,mes entretiens passionnants avec les professeurs vietnamiens, mon expérience sensorielle du pays, les gestes et attitudes observées, les secrets surpris, tous les conseils et suggestions, les écrits de résistants contemporains dans la jungle, le dressage à l’attaque des abeilles, la fabrication des pièges à tigres ; et puis l’immersion quotidienne dans la littérature vietnamienne ancienne et dans l’œuvre de Nguyen Traï, en particulier dans son Recueil de poèmes en langue nationale que venait de traduire en français Paul Schneider où transgressant les interdits de son époque et de sa culture il révèle ses multiples facettes.
 
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Appréciations de vive voix

Commentaire


  • Ce que j'étais impressionné, c'est le marché flottant. Très animé; énormément de fruits ...
  • Marie Rumignani
    Plein de nouvelles choses pour moi. Les services fournis ont fait une grande partie dans le succès ...
  • François Pierre
    C'était très formidable ce voyage !! Ce que je regrette; c'est d'avoir eu très peu de temps. Je ...
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